Nouveau depart de Phnom Penh, nouvelle strategie...Le bus pour les grandes distances et les petites motos pour rayonner dans les provinces. Sur le papier ca rend bien, en vrai c'est autre chose ! Le bus de 7h30 pour Kampot est un peu capricieux, c'est le mecano qui le demarre...10 minutes plus tard, a peine sortis du centre ville on attend au bord de la route un nouveau bus, celui-ci n'ira pas plus loin ! 148 km et 6h plus tard nous voici a destination. Ca n'affole personne, c'est habituel...Vous avez de la patience et de l'humour, n'hesitez pas planifiez vos prochaines vacances au Cambodge ! Vous ne serez pas decu, ca ne manque pas de charme, mais parisiens presses s'abstenir...
Les paysages sont magnifiques, les buffles, les rizieres, la jungle, les gens, l'ambiance...On mesure tous les jours la chance de voyager dans un pays encore epargne par les mauvais cotes du tourisme. Dans 3/5 ans, le Cambodge prendra le pas sur ces voisins Thailandais et Vietnamiens, les restos branches, les magasins de souvenirs et les resorts a touristes vont se multiplier. Aujourd'hui lorsqu'on demande notre route dans les petits patelins, on se rend compte que les gens ne savent ni lire ni ecrire et qu'ils n'ont pas croise beaucoup de peaux blanches jusqu'alors. Du coup la communication n'est pas facile, d'autant plus que la prononciation de la langue Khmere est dure a saisir, mais c'est tellement enrichissant de faire ces rencontres...Difficile aussi d'oublier qu'il y a quelques annees encore nos hotes etaient en plein genocide. Les gens qu'on rencontre on peut-etre connu la torture et les bombes ! Qui y a-t-il au fond de leurs yeux ? A quoi pensent-ils ? En tout cas ce voyage au Cambodge ne laisse pas indifferent.
Et sinon dans le registre pluie et boue j'en ai encore a vous raconter ! De toute facon c'est recurant, on se fait rinser au moins une fois par jour ! Les chaussures n'ont plus le temps de secher...les pieds fanes ca nous connait ! Pas calmes apres notre 1er trip moto, on insiste et on loue de nouveau des dirt bike pour visiter Bokor Hill Station, un ancien site francais. Situe a 1000 m d'altitude dans la jungle, il est maintenant abandonne on visite donc les vestiges de la belle epoque. Un endroit hors du commun ou la brume et la pluie font partie de l'ambiance, mais surtout ca se merite ! 3h de tape cul sur les motos a travers la jungle sur un chemin qui n'a pas ete entretenu depuis 1927 ! A faire absolument !
Notre petit menage a trois se passe bien, c'est plutot bonne ambiance, d'ailleurs on poursuit jusqu'au 25 aout avant de partir en Inde pour nous et en Thailande pour Jean-Guy...Et maintenant on va vers Angkor Wat, a suivre
Vous etes sous le soleil a vous faire dorer la pillule sur la plage ? et bien nous on se fait rinser sous la mousson du Cambodge ! Prevoir cape de pluie plutot que maillot de bain, et anti-moustique au lieu de creme solaire, vous etes prets ? voici nos dernieres aventures...
1er aout, arrivee a Phnom Penh et retrouvailles avec Jean-Guy, notre compagnon de route pour le Cambodge. Arrivant d'Indonesie, le choc de la pauvrete, de la pollution, du traffic anarchique est moins grand, on s'y est deja confrontes. Mais la on passe encore a un cran superieur...petit a petit on passe du folkore au trash...En quelques jours on prend nos reperes, on s'adapte, et on prend la route ! Les capitales, moins on y passe du temps, mieux on se porte ! Mais pour aller ou ? Angkor Wat, bien sur...on ne peux pas passer a cote. Le Cambodge = Angkor. on ira c'est sur, mais pas tout de suite. On veut du vrai, du rustique, de la jungle, des gens, l'aventure quoi !
Ravis de notre experience moto en Indonesie, on va convaincre Jean-Guy et on loue 2 motos cross pour partir 2 semaines vers le nord-est. Mais bon ici, les motos n'ont rien a voir, elles sont vieilles, mal entretenues...ca ne respire pas la fiabilite...allez, on tente quant meme, qui vivra verra ! C'est pas une mince affaire pour Jean-Guy il n'a jamais conduit de moto de sa vie, alors commencer par une 250cc trail au milieu de Phnom Penh ca rend nerveux ! On a reussit a quitter le tissu urbain de Phnom Penh sans encombres, et 1ere nuit au bord du Mekong, reposons nos petites fesses bien rouges et deja une crevaison !
Jour 2, ca se complique, la moto de JG toussote et finalement ne veut plus rouler... on tente de se faire depanner dans un petit boui boui, en 5 minutes la moto est toute nue, il nettoie le carbu...Le tout maintenant c'est qu'il sache la remonter ! Soyons confiant...Pendant ce temps on mange dans le petit resto voisin, essayant de communiquer avec gestes et regards, genial! On reprend la route, pas bien longtemps a vrai dire...et rebellote...on le tracte avec une corde et on retourne dans un garage...pas besoin d'etre expert, il est en panne d'essence ! Forcement, pas de compteur, pas de jauge...on s'est fait avoir ! Au garage, les gars sont un peu bizzares, ils nous ou vus venir, et il y a de quoi ! Ils se sont dit ceux-la je vais les entuber...ca sent le roussi, ils sont bourres en plus, on se sent pas super en securite, le tout c'est de se tailler au plus vite, on laisse quelques dollars et vroummmmm. Un peu echaudes, on prend une nuit de repos...Apres toutes ces horreurs du genocides, il est clair que les Cambodgiens ne se font pas la meme idee de la violence que nous...Restons sur nos gardes.
Jour 3, la route n'est plus goudronnee, nous voici sur une piste boueuse, sous la pluie, ca devient du veritable tout terrain, la vitesse de progression est beacoup plus lente. Premiere panne du jour: le cable d'embrayage. C'est pas grand chose, mais il nous faut a nouveau faire demi tour et quelques kilometres sans embrayage. En discutant avec les locaux il s'avere que la route qui mene a Mondulkiri est quasi impratiquable, on l'imagine facilement. On se concerte, on n'a plus trop confiance en nos becannes, et on est desormais bien loin de tout. Trempes jusqu'aux os et de la boue jusqu'aux oreilles, c'est decide, on rebrousse chemin. Sur le retour le pneu avant creve. Au milieu de nulle part, seule solution, arreter la premiere moto qui passe, c'est un local qui nous dit de le suivre. L'acces jusqu'a chez lui, une fois sortis de la piste principale, est un pur delire. Delphine et Jean Guy attendent sur la piste principale. Je reussi a franchir les marrecages et me retrouve dans ce village de trois paillotes avec un quinzaine de paires d'yeux curieux autour de moi. On demonte le pneu, la chambre a air et completement explosee. Seule solution, ils ramassent tous les vieux chiffons qu'ils peuvent trouver et remplissent le pneu. Je les remercie comme je peux et rejoins Delphine et Jean Guy apres avoir franchi les marrecages dans l'autre sens. Reste a rejoindre la premiere ville, un peu sport avec ce pneu avant a plat et un frein avant qui ne freine plus. Bref on est de nuit mais on fini par arriver a Snuol. Un local nous conduit rapidement vers un hotel et un dine en sa compagnie. Couvert de boue de la tete au pied, on s'est paye une sacree aventure sur pistes innondees du Cambodge ! On a l'a plutot bien vecu, on a garde la banane tous les trois, malgre les galeres on s'est bien marres ! Des souvenirs pour toute la vie !
Le lendemain matin il faut commencer par les reparations, ca devient presque une routine ;-) Tout est en ordre, on reprend la route en direction de Phnom Penh. On ramene les motos d'ou elles viennent et on continuera en bus ! Lessive et bon repas avant de repartir vers le sud.
De retour de Java on prend quelques jours de repos avec Bob et Fey a Tirta Gangga, on a l'impression de rentrer a la maison...on se sent vraiment bien la-bas au milieu des rizieres.
Puis nouvelle escapade de Bali, nouveau ferry, cette fois-ci direction Lombok l'ile directement a l'est de Bali. 5 heures eprouvantes a bord d'un bateau surcharge. Ce n'est pas tant la distance qui est importante entre les 2 iles, c'est surtout la lenteur du ferry.. Mais bon, comme on dit "mieux vaut tard que jamais" surtout que "jamais" est une hypothese tout a fait plausible ! Bref nous voila a Lombok pour une semaine, pays musulman, les temples hindus sont remplaces par les mosquees et l'appel a la priere a 5h du mat !
Premiere nuit a Senggigi, principal centre touristique de l'ile, plages et cocotiers, on en profite avec un bon resto et une nuit dans un magnifique bungalow ! Parfois les coins touristiques ont du bon, l'offre et le niveau de service sont bien meilleurs. Car demain depart dans les montagnes pour un trek de 3 jours sur Gunung Rinjani, volcan de 3726m.
Notre petite expedition de 13 personnes, avec 6 clients, 5 porteurs et 2 guides va suivre un parcours bien charge pour atteindre le toit de l'Indonesie. 5 heures de marche la 1ere journee pour arriver au camp de base a 2600m, d'ou on partira a 3h du matin pour le lever du soleil au sommet. Notre equipe est bien sympa, principalement des voyageurs comme nous, un couple Delphine et Werner (Autrichien) que nous reverons surement plus tard en Inde...On est soignes comme des pachas par nos guides et porteurs, pas besoin de monter la tente, ni faire la popote, ils s'en occupent ! Pas habitues a ce luxe un peu genant au debut, on finit par s'y faire pas trop mal ! Le sommet n'est pas une mince affaire entre le vent violent et le terrain mou, mais 9 heures de marche plus tard nous voila etablis au camp II en face de notre reussite. Moi qui craignait de ne pas avoir assez la frite pour suivre les autrichiens ou autre marathoniens avec nous, et bien vous savez quoi...les 2 savoyards sont les meilleurs de l'equipe ! en tete tout le long ! c'est la qu'on reconnait les montagnards, quand ca grimpe vin non ! Entre temps petite halte aux sources chaudes du volcan pour un decrassage bien merite.
Jour 3, retour en 5h vers le village apres ces jours extraordinaires dans les montagnes. Un peu claques, 3400m de denivele positif dans les jambes on reprend la route vers les plages de l'est pour un peu de repos. Dur, dur la vie de voyageur, et nos parents qui se faisaient du souci pour nous...et vous allez dormir ou ? et vous allez manger comment ? on est vraiment a plaindre vous savez...d'ailleurs vous pourvez envoyer vos dons des maintenant...
Le lendemain matin depart en bateau vers 2 petites iles desertes pour observer le corail. Tout seuls avec nos pecheurs guides on profite des plages de sable blanc et de l'eau turquoise du lagon. A part ca tout va bien ! En dehors de la cote ouest de Lombok, qui est LA destination, les touristes blancs peuvent se compter sur les doigts d'une main : 2,Delphine et Bruno. Les gens sont d'une gentillesse incroyable et toujours souriants. Quand on passe dans les villages on entend des "hellos mister" tous les 2 metres, pas facile de dire bonjour a tout le monde ! Notre petite moto est geniale, elle se faufile partout, et surtout on se deplace avec le meme moyen de transport qu'eux, ca rapproche.
On a aussi experimente le coiffeur en Indonesie ; - pour Bruno pas de souci, en meme temps il n'y avait pas grand risque ! - pas contre pour moi le changement est radical, et bien loupe ! pourvu que ca repousse vite...
Vous verrez ca sur les prochaines photos.. Non, non, Bruno n'a pas change de femme, il n'est pas non plus homosexuel, c'est bien toujours moi !
En tout cas c'etait pas cher, 1 euro par personne.
Retour a Bali, plus que quelques jours avant le depart pour le Cambodge...On a fait nos au-revoirs a Bob et Fey, on leur souhaite plein de bonheur et de chance pour la suite, et merci pour tout, c'etait vraiment bien d'etre avec vous !
Et sinon pour les stats du blog, on a eu 650 visites sur notre site en juillet, c'est enorme ! et 1 seul commentaire sur nos derniers messages...vous trouvez ca normal ! et bien pas nous bande de feneants ! Consommateurs ! Sur ce... A +
Notre chevauchee infernale se poursuit entre Bali et Java. Libre comme l'air avec notre petite moto et notre "sac de survie" on vadrouille...On vient de traverser Bali d'est en ouest jusqu'a Java et vice versa, en decouvrant des chemins les plus magnifiques les uns que les autres, rizieres, montagne, mer...on passe meme par des routes qui ne figurent sur aucune carte ! Au cours de nos explorations on trouve plus facilement notre direction grace a l'aide des locaux qu'avec notre plan. Perdus parmi les milliers de routes qui se croisent et se recroisent, on finit par se faire escorter par des militaires a l'entrainement dans le coin, curieuse rencontre ! Une fois mis sur le bon chemin, on fait une petite photo souvenir avec nos sauveurs plutot insolites, et d'un coup l'un deux sort son arme et la pointe sur moi qui prend la photo...pour rigoler bien sur ! un peu surprenant quand meme...
On finit par arriver a l'embarcadere du ferry pour Java, enfin si on y parvient...car a vrai dire les bateaux sont plutot de vieux rafiots trop charges prets a couler ! Sur le ferry on est des stars, les 2 seuls blancs a bord qui voyagent en moto, c'est pas frequent pour eux ! Ca merite bien une photo, avec la soeur, le cousin, l'oncle...on pose avec tout le monde, c'est rigolo ! Arrivee a Java un peu plus rude, la polution, les mauvaises routes, la surpopulation, pas facile...But de la visite ici, " le volcan machin qui est vraiment super chouette", selon les conseils de Bob. Un peu leger sur ce coup la au niveau des infos, on a meme pas de quoi demander notre chemin, on ne sait pas le nom...Ah ces jeunes, quelle organisation je vous jure ! Bon, maintenant il s'agit de trouver une carte, le probleme est qu'obtenir des infos touristiques en Indonesie releve de l'impossible. Finalement deux heures plus tard on a notre fameuse carte, vu le topographie du terrain notre destination doit etre Ijen Moutain, enfin on sait ou on va ! En chemin les regards vers nous sont de plus en plus surpris et interogateurs, pas touristiques les patelins ! 2000 metres d'altitude plus tard, droit dans la pente on pousse la moto, trop raide pour deux passagers ! Arrives a destination le volcan est dans les nuages, la balade c'est pour demain matin aux aurores.
Arrives au milieu de nulle part, un peu par chance, un peu par hasard on passera la nuit dans la cabane des gardes du parc national. Diner avec les locaux dans un petit boui boui enfume, the et riz pour changer... 5h30 du matin, apres une nuit bien fraiche, on monte vers le cratere. Le volcan encore en activite et exploite par des mineurs pour le souffre. Ils montent au coeur du cratere l'extraire dans des conditions tirees d'un libre d'histoire, et redescendent avec 80 kg sur les epaules, payes une misere a la pesee...Une experience incroyable au coeur de Java des pauvres gens, des visages, des sourires, de vrais moments tout simplement.
D'apres les guides touristiques que l'on feuillete dans l'avion pour Bali, on est cense arriver dans l'un des coins les plus photogeniques au monde...c'est pas peu dire...Mais tout se merite ! On est bien vite mis dans le bain en essayant de se depatouiller pour trouver un taxi, "bemo" (sorte de van amenage pour le transport public rural) ou bus pour rejoindre Bob, un copain installe au nord est de l'ile a Tirta Gangga. C'est vendredi apres-midi, Bali est en preparation pour la grande fete religieuse de demain, bref pas de bus ! Nos premiers deboires de marchandage, beaucoup d'energie surtout...si bien negocie que l'on est des clients pas interessant... A plusieurs reprises ils nous abandonnent au bord de la route, releguant la course a un autre ! On saute de taxi en bemo pendant plus de 3 heures. Tout juste debarques de l'avion, pas evident d'avoir la juste notion des prix, voles ou radins ? Bref notre petite epopee nous aura coute un plus de 200 000 rupiahs, pas de panique, ce n'est que 18 Euros pour 2 personnes ! Nous voila au parfum, c'est vraiment bon marche ici !
On retrouve Bob a Tirta Gangga et nous faisons connaissance de Fey, sa femme depuis quelques semaines deja. Installes sur les hauteurs des rizieres, on loue la chambre voisine avec salle de bain au grand air, un petit paradis ! Premier soir au village, les voisins et les petits vieux du coin se reunissent devant chez nous pour taquiner un peu la bouteille. Forcement on y a droit ! La gnole locale parfumee a l'essence du bidon qui a du servir pour la mobylette avant. Cacahuete, vin de palme et au lit pour un dodo bien merite.
Aujourd'hui c'est la grande fete religieuse, des offrandes partout autour de la maison, les habits de fete, le Noel de chez nous quoi. Pour le reste de notre sejour, on a loue une petite moto pour se deplacer, comme 90% des gens ici, c'est super pratique si on a pas peur du traffic un peu anarchique. Permieres decouvertes de Bali, les rizieres, la foret tropicale, la plage...une diversite incroyablement coloree. Notre chance d'arriver ce jour de fete, tous les villages sont decores, des offrandes de fleurs, fruits, riz et tissus. Des ceremonies un peu partout sur la plage et dans tous les temples...Invites a des danses tradionnelles balinaises on profite a fond de la culture locale. Cote nourriture, c'est le pied, un vrai regal pour 3 francs, 6 sous ! Notre petit sejour ici s'annonce on ne peut mieux !
L'aventure continue a Bali. Apres avoir etabli notre camp de base chez Bob (c'est a dire laisse nos gros sacs pour ne garder qu'un petit facile a trainer en moto) on explore maintenant l'ouest de l'ile. Des petites routes escarpee a flanc de montagne, des poules, des chiens et des locaux toujours prets a se jetter sous les roues, des rizieres et leurs travailleurs avec leurs methodes ancestrales, voila notre environnement quotidien. On essaie avec quelques mots en indonesien de repondre au questions des gens tous plus curieux et accueillants les uns que les autres. Les enfants font des grands signes lorqu'ils voient passer des "boulets" (c'est comme ca qu'ils nous appellent).
Aujourd'hui c'etait bains chauds et massage. Et toujours le petit resto qui va bien et qui coute 3 fois rien et super bon, midi et soir, il y en a partout!
On espere traverser en bateau vers Java demain pour un ou 2 jours.
Entre deux avions on a pose nos sacs a dos ici a Singapour.
C'est grand, c'est bouillant, chaud et humide, c'est artificiel et surprenant. Tout est fait pour le shopping et rien que ca! Quelques attractions touristiques surfaites, quelques quartiers de caractere (little India, Arab street) et l'odeur des dollars a chaque coin de rue, voila le petit Monaco de Malaisie.
On est restes dans une auberge sympa le premier soir . Le second soir on a retrouve Guillaume, un ami expatrie . Changement de decor, on est passes d'un dortoir a un appart magnifique (du marbre partout, piscine) avec vue sur la baie depuis le 11eme etage. Grace a lui on a decouvert d'autre faces cachees de la ville: resto egyptien super sympa et soiree jazzy dans un building extravagant construit par un milliardaire de Hong Kong en mal de fantaisie. La cave a vin mesure environ 30 metres de haut et la serveuse deguisee en ange s'envole accrochee a un cable pour attraper la bouteille commandee! Tout un rituel delirant.
La nourriture ressemble de plus en plus a ce qui nous attend desormais dans l'assiette pour la suite du voyage. Du riz, des epices, des noodles, enfin vous imaginez je pense. Mais rien d'extreme encore, l'eau du robinet est potable, les moustiques sont traites a grands renforts de pesticides, tout est climatise. Demain on passe la vitesse superieure. On s'envole pour Bali!
Notre session ski est consommee, mais on en reve encore...pas de regret, avec le froid d'hier les pistes commencent a etre glacees, et les touristes se font de plus en plus nombreux aux remontees. On etait bien ces jours de tempete avec les routes et l'aeroport ferme, on a eu la station que pour nous ! Il nous reste tout de meme une journee sur Queenstown, le temps est magnifique avec cette neige toute fraiche sur les sommets, on sort donc les chaussures de montagnes qui ne demandent que ca ! On part faire une etape du Routeburn track, trek qui s'effectue sur plusieurs jours et relie Glenorchy a Milford Sound. Tres couru en ete par les allemands, l'option hiver est beaucoup plus calme. Neige et glace sur tout le parcours, on se croirait au Canada, c'est sublime, mais pas d'animaux...pourtant un petit ours qui peche un saumon dans la riviere ca aurait ete joli sur la photo ! ils ne sont pas tres riche en faune ici. Bref, on s'emerveille pendant les 6 heures de notre petite rando, on a la peche, ca fait du bien de marcher dans les montagnes, on est dans notre element.
Notre retour vers Christchurch se fait sans encombre, pas de tempete de neige, les routes sont degagees, heureusement ! il ne va pas neiger alors qu'on s'en va quand meme, ils nous rendraient fous ! Ca caille aujourd'hui -9 degres au plus froid sur le chemin, un peu de glace parfois au passage des cols...On retrouve James et Geri le soir meme, la sortie ski de demain est annulee, la pluie est annoncee. Cette fois c'est sur, on ne skiera pas de si tot en Nouvelle Zelande ! Le temps est vraiment pourri maintenant, et la pluie est en train de laver les pistes, je crois qu'on a vraiment eu la chance de se trouver dans la fenetre meteo. La Nouvelle-Zelande ca nous reussi on dirait. Pour se consoler on mijote une bonne fondue a nos amis, pas de beaufort, comte ou gruyere, mais un bon cheddar bien gras, ca fera l'affaire ! Pas de blanc de savoie non plus, seule trouvaille, un blanc argentin...premier crouton de pain...bon c'est pas pire, en tout cas ils aiment, c'est le principal. Et pour les assiettes pourquoi s'embeter, un bout de sopalin suffira. La nourriture c'est pas un plaisir, c'est un besoin, on a pas tout a fait les meme valeurs, c'est pas grave, ca nous a bien fait rire quand meme.
Samedi soir, de retour a Sydney avec nos amis Iraniens, Turques et Nepalais, a temps pour le match de rugby Australie/Nouvelle Zelande.
Nous avons echappe aux innondations et aux orages de Sydney direction les tempetes de neige ! Nous voila de retour a Queenstown 6 mois plus tard...
La nuit de notre depart de gros orages se sont abattus sur Sydney creant de nouveaux degats, bien contents de ne voir ni retard, ni annulation notre petite escapade au ski commence par la bonne surprise de se trouver a l'embarquement avec le Dalai-Lama (malheureusement pas dans le meme avion), mais quelle chance ! et c'est que le debut... Arrives a Christchurch on recupere notre voiture de loc et on retrouve ensuite nos amis neo zealandais James et Geri pour la nuit. Sur le pied de guerre, on prend la route le lendemain matin vers 8h00 pour Queenstown, en theorie 6 heures de route nous attendent. A mi-chemin les previsions meteo se confirment, il neige ! Le brouillard givrant devient de plus en plus epais, et les centimetres de neige s'accumulent et vers midi vient le moment ou les chaines sont necessaires ! Il faut pas le dire... mais on en revait ! Bruno jubile... Quelques cols a passer, et les premieres voitures bloquees apparaissent. Les tracteurs agricoles sont requisitionnes pour aider les voitures non equipees, quelques heures d'attente pour nous. Notre petite suzuki tient bien la route et maintenant les chaines sont tendues au poil, elle ne demande plus qu'a rouler...A la radio les nouvelles se compliquent, les routes ferment tour a tour et les accidents se multiplient. Nous avons eu la chance de passer a temps car desormais la circulation est coupee, a quelques heures pres nous n'arrivions pas a destination, l'aeroport est coupe lui aussi. Au total 10 heures de trajet et 180 km avec les chaines !
Le lendemain matin on s'empresse d'aller au ski shop pour s'equiper. A 8h30 on est sur la route de Coronet Peak, qui se situe a 13km de Queenstown. Le temps est clair, ca va tres vite se degrader. On a tout juste le temps de retrouver quelques sensations sur les skis, la neige est exellente, c'est le pied, on a la banane jusqu'aux oreilles! A 11h30 la station ferme a cause de la tempete de neige. Toutes les voitures redescendent et evidemment certains on plus de mal sur la neige, comme quoi y'a pas que les parigos qui ne savent pas conduire en montagne... remarquez c'etaient peut etre des parigos qui on rate le virage. Toujours est-il qu'on a mis 3 heures pour revenir a Queenstown apres s'etre fait rembourser le forfait bien sur!
Ce soir ca tombe des tetes de chat, vivement demain! ;-))
On a rendu nos skis, snif. On a enchaine les journees, ouverture/fermeture. Les conditions etaient bonnes, mais pas de hors piste, la couche de fond n'est pas encore constituee. On a donc teste des ski sur piste pendant 5 jours, brouillard, vent parfois violent, et meme beau soleil le dernier jour. Nous voila combles, nous avons assouvi notre besoin de voir la neige et des montagnes !
Demain quartier libre, pas de ski au programme, on va certainement aller marcher.
La boucle est bouclee ! Nous voila de retour a Sydney, 5 mois et 17000 km plus tard...et dans la tete des kangourous, koalas, des centaines de plages, le desert...plein de trucs quoi ! Notre petit periple s'est termine fraichement par les premiers jours de l'hiver, ces derniers temps la temperature au petit matin etant de plus au moins 5 degres, ca va faire du bien d'arreter un peu le camping, ca caille ! Du coup une grosse creve pour Bruno et une nuit au chaud a l'hotel pour se remettre sur pied. Pas du luxe, en 5 mois on ne s'est pas paye une seule fois un extra ! Tout bizarre de se trouver enferme avec un toit et des murs autour de nous, un vrai lit et la tele, alors qu'on est habitue a vivre 24h/24h dehors avec un T-shirt et 2 fourchettes !
Au programme des rejouissances pour les 15 jours a venir; vente de la voiture, du surf, matos de camping, derniers ajustements pour l'organisation de la suite du voyage, visa, pharmacie...bref de quoi faire en attendant notre vol vers la Nouvelle-Zelande et le ski ! Ce matin rendez-vous au 27eme etage d'un building au coeur du quartier des affaires a Sydney; l'ambassade d'Inde en Australie pour obtenir notre visa...On est maintenant tout nus sans nos passeports (et $180 en moins !) en attendant cette fameuse permission pour le 12 juin si tout va bien. Concernant la vente voiture, pas si facile...beaucoup de voiture a vendre sur le marche et pas tant d'acheteurs...on revoit le prix a la baisse aie! aie! aie! pourvu qu'on s'en debarasse au plus vite et au meilleur prix. En ville la voiture c'est un vrai boulet, le parking, la circulation et les vols ! On n'en veut plus !
Presque 7 mois de voyage deja et encore tant a faire...10 jours en Nouvelle-Zelande, 5 jours a Singapour debut juillet, 3 semaines en Indonesie (Bali), aout au Cambodge, septembre en Inde, octobre au Nepal, et novembre vous savez ou !
Voici une semaine qu'on est a Sydney. L'hiver est arrive ici, il fait plus frais et surtout on a eu la pluie quasi non stop depuis une semaine. On est donc a l'hotel apres cinq mois de camping, autant dire qu'on se sent un peu a l'etroit! Y'a eu des grosses innondations ces derniers jours pres de Sydney, meme un petrolier qui s'est echoue sur une plage a cause de la tempete!
On occupe nos journees avec la preparation de la suite du trip. Dans un premier temps on a vendu la voiture au plus vite, car en arrivant on s'est tres vite apercu que le marche n'etait pas en notre faveur. Beaucoup de voyageurs cherchent a vendre leurs vehicules mais peu d'acheteurs en cette saison. On l'a bradee et on s'en est vite debarrasse. Ca c'est fait!
On attend nos visas pour l'Inde. Normalement on les recupere cet apres midi.
Le dernier "soucis" (si on ose appeller ca un soucis ;-) avant de quitter Sydney ca va etre la vente de mon surf. L'hiver n'est pas non plus propice au commerce des planches! Il va falloir encore y laisser quelques plumes!
On est heberges dans un petit hotel en ville a Kings Cross. On y fait des rencontres inhabituelles: un turque, un iranien, une fille du bengladesh, deux nepalais, une indienne... enrichissant le choc des cultures!
Un peu de pluie entre deux averses. Ils se plaignaient de manquer d'eau, ils sont servis! Depuis 30 ans ils n'ont pas vu autant de pluie. Les innondations et autres tempetes font la une des journaux. On est contents de ne plus etre en camping.. On a vu la Dalai Lama ici en visite a Sydney, tres interessant. D'autant plus qu'on passera certainement dans sa ville d'exil en Inde. Il est vraiment exeptionnel!
Le surf est vendu. On prepare un carton d'affaires en surplus qu'on envoie en France pour s'alleger le sac a dos. Nous voila fins prets, visa en poche. On commence a s'impatienter. Dans deux jours on reprend l'avion, yuppie!
Notre petit bonhomme de chemin se poursuit, les kilometres s'additionnent et Sydney se rapproche ! Sur la route quelques coins extraordinaires, comme Noosa petite station balneaire plutot "branche" mais bien agreable. On y pose notre tente pour quelques jours et on profite des plages paradisiadiques. Notre apprenti surfeur progresse...et le body board s'en sort pas mal non plus ! On a eu la chance de retrouver des amis rencontres 6 mois auparavant a Cook Islands. Invites dans leur ferme on a profite de leur hutte au milieu de la foret tropicale. Au petit matin rencontre avec tous les animaux, vaches, cochons, chevres, chevaux...Bruno a meme trouve le moyen de se faire charger par leur cochon qui ressemble plus a un sanglier ! Heureusement la semaine derniere ils lui ont raccourci les dents, il s'en sort donc avec une petite egratignure !
Un peu plus loin Brisbane, avec ses tours et la pluie qui nous a rejoint, on passe notre chemin...les grosses villes c'est pas pour nous et ca pourrait etre n'importe ou dans le monde !
Le lendemain on a connu une drole de journee (ca peut pas toujours etre parfait): On avait trouve a s'ecarter de la ville pour camper vers les "montagnes" et on projette de partir tot le lendemain pour voir le lever du soleil au sommet. La ballade s'avere etre plus du domaine de l'escalade, on decide de rebrousser chemin lorsqu'e la pluie nous rattrape de peur de ne pouvoir redescendre entiers. Nous voila sur la route a nouveau, il est 7h30 du mat. Un peu endormi, une mauvaise intersection, beacoup de circulation...aie, je lui ai coupe la route... crissement de pneu sur la route mouillee et paf, un retro. Le gars est sympa, on s'arrange avec quelques billets et nous voila repartis. Le soir on galere pour trouver le camping, et en plus desormais il fait nuit a 17h30. Apres 5 ou 6 tours de la ville on finit par trouver, contents, ouf, fini la journee ;-)
Le lendemain on est a Surfers Paradise. En effet ca rappelle vraiment ce qu'on s'imagine du surf dans les annees 60'. Immenses buildings en front de mer, magnifiques plages et des vagues. Mais la ville a un petit gout de perime, comme si son epoque etait revolue, on dirait qu'il n'y a plus la vie heureuse des sixties. C'est une sorte de petit Los Angles, avec son "Walk of Fames", les avenues numerotees, Palm Beach, ... vous ne serez pas surpris si on vous dit qu'on est repartis le jour meme! Direction...les montagnes.
Une nuit au vert et on grimpe la montagne au dessus, 1150 m quand meme, pas mal pour l'Australie! L'apres midi on joue dans les vagues a Byron Bay, le coin branche de la Gold Coast en ce moment.
Nous voila repartis dans notre train-train de "pre retraite" le long de la cote est. On a trouve la pluie a Cairns et elle est bien decidee a nous suivre quelques jours. Ca faisait bien longtemps qu'on avait pas essaye les essuie glaces. On ne va pas non plus exagerer, c'est pas encore la mousson. On a pu faire trempette dans une cascade de montagne au soleil. On a marche dans la foret tropicale humide, les sansues apparemment apprecient vraiment les petits francais.
On a profite de la pluie pour trainer dans les bibliotheques et commencer a organiser la suite du voyage. On se cultive activement sur l'Indonesie, le Cambodge, l'Inde, et le Nepal. On a pu suivre de pres les election en France a travers les articles de presse australiens, interessant!
Puis toujours en longeant la cote vers le sud, on a pu apercevoir des platypus (ornythorinques) dans un autre national park. Il sont tres timides et peureux donc il faut etre patient pour avoir la chance de les observer dans leur milieu naturel. Contrairement a la plupart des bestioles qu'on a vues en Australie, les platypus sont plus petits que ce qu'on imaginait.
En passant a Rockampton, la capitale australienne du boeuf, on a pu assister a un rodeo. C'est tres viril, impressionnant a voir. A chaque session on a vraiment l'impression que le cow boy va avoir des gros soucis avec l'enorme boeuf en furie sur lequel il essaye de rester le plus longtemps possible.
Sans transition... Le long de la cote il y a profusion d'agences qui proposent d'aller en bateau vers la grande barriere de corail et de plonger. On a repousse l'echeance jour apres jour, de peur de nous retrouver a nouveau sur un bateau plein de touristes (comme nous en realite). Il faut croire qu'on est vraiment devenus allergiques aux attractions touristiques, on a decide de ne pas s'offrir la grande barriere, en profitant simplement des plages toutes plus belles les une que les autres.
D'autant que les plage de surf refont leur apparition maintenant qu'on se rapproche de Brisbane.
Changement de decor ! Nous voila arrives a Cairns sur la cote est a l'extreme nord de l'Australie ! 2500 km de traversee depuis Alice Spirngs tout de meme, on a rien sans rien... Nous avons quitte le desert de l'outback pour la foret tropicale. Paysages luxuriants, humidite et crocodiles, voila notre nouvel environnement ! Quel changement, on croirait avoir change de pays, sur une ile du pacifique peut-etre...D'ailleurs cote sante tous ces changements ne nous ont pas trop reussi ces premiers jours, on ne rentrera pas dans les details, vous pouvez imaginer de quoi il s'agit ! Tout le monde a deja eu l'occasion de courrir vers les toilettes du camping dans la nuit (conseil : eviter de s'installer trop loin des commodites de preference !). Bref on a eu l'occasion de fouiller dans la trousse a pharmacie...!
Du coup nous avons une nouvelle fois change d'etat et d'heure, on s'est eloigne de vous de 30 minutes en plus. Nous sommes desormais dans le Queensland, region la plus peuplee et la plus touristique de l'Australie. Pour nous c'est la rupture, on a l'impression que tout est l'un sur l'autre...les villes, les gens...On a plein de nouvelles grosses bestioles a decouvrir ici. Entre les crocodiles, les meduses tueuses et les serpents de la mangrove, autant vous dire que l'on a pas mis un doigt de pied dans l'eau encore !
Cairns est une ville magnifique, cocotiers et beaux immeubles...tres agreable a visiter. Hier nous avons fait un crochet vers le nord pour decouvrir un parc national de foret tropicale vierge et voir nos premiers crocros ! Daintree river et Cape Tribulation, des endroits magiques...Desormais on ne quittera plus la cote jusqu'a notre arrivee a Sydney dans un mois !
Apres 5 semaines de boulot et plein de dollars sur notre compte on reprend enfin la route. On vient de vivre une incroyable experience tres australienne dans notre "station du bout du monde". Tantot femme de menage et serveuse pour moi, et barman ou plongeur pour Bruno, ici le mot c'est ployvalence et debrouille. Tu sais pas faire, et bien tu inventes...le client attend, c'est pas grave il a l'habitude ! Plutot "easy going" les methodes australiennes ! Pas toujours facile a adopter lorsqu'on est de nature plutot organisee, n'est-ce pas Bruno ! Plein de supers souvenirs et anecdotes avec nos collegues, on a bien de la chance d'etre tombes ici ! Au cours de nos rares jours de conges on a eu le temps de profiter de quelques activites : avion, 4X4 et visite a l'observatoire pour regarder les etoiles. Pas question d'aller au cine ou au resto ! Cote salaire c'est le pied, etant dans un coin vraiment eloigne pas grand monde est interesse pour venir travailler ici, ceux qui tiennent sont donc tres bien payes, un vrai bon plan pour nous, du coup on est riche ! en tout cas on a plus que ce qu'il nous faut en vivant pas cher...on s'offre donc une semaine de ski en Nouvelle-Zelande. Les billets d'avion, la voiture, les skis tout est prevu, reste a croiser les doigts pour la neige ! Dans tous les cas on est tout excites de retourner en Nouvelle-Zelande, on adore ! Grosse bringue la veille du depart avec les collegues, une viree dans le village abandonne de "Homestead" a quelques kilometres d'Arkaroola. Un au revoir a nos nouveaux amis du bout du monde, plein de bons souvenirs mais une grosse envie de reprendre la route...avec un bon mal de crane...et une aspirine ! Maintenant direction le nord vers Alice Springs avant de bifurquer vers l'est et la grande barriere de corail avant de redescendre sur Sydney mi-juin et deja plus de 6 mois de voyage derriere nous.
24/04 Coober Peddy
Pour quitter Arkaroola et rejoindre notre prochaine etape pas moins de 600 km de "dust road" genre de piste en cailloux, parfois sable ou boue ! 2 jours de route, 1 pneu et beaucoup d'attention avant de rejoindre Coober Peddy capitale mondiale de l'opale. On a emprunte le fameux "oodnadatta track" qui relie les quelques patelins de ce grand desert qu'est le coeur de l'Australie ! Autant dire qu'on a pas croise une seule voiture a 2 roues motrices, a part la notre ! les routes sont plutot faites pour les 4X4. Bien content de retrouver le bitume aujourd'hui et de n'avoir depense que 50 dollars pour la reparation de notre pneu ! Merci titine !
25/04 Ayers Rock-27/04 Alice Springs
Bien engage dans notre grande traversee du desert on a enfin retrouve les routes goudronnees, distances mis a part la circulation releve maintenant d'une simplicite ennuyeuse, toujours tout droit ! On vient de changer d'etat, on traverse desormais le Northern Territory, la region la plus desolee d'Australie. 1% de la population vit sur ce territoire couvrant 20% de la surface totale de l'Australie. Pour l'essentiel les terres appartiennent aux aborigenes, magnifique contraste entre leurs terres rouges et leurs peaux presques noires, une vraie carte postale ! Sorti du principal axe de circulation un permis est necessaire pour emprunter les routes secondaires. Visite de Uluru (nom aborigene pour Ayers Rock), plus grand monolyte au monde ! incroyable, on a jamais vu un caillou aussi gros et rouge ! Vive les cailloux ! ici celui qui n'aime pas les cailloux, il risque d'etre servi, les montagnes sont les plus vieilles au monde donc toutes plates et peu elevees. Mieux vaut se passionner de geologie plutot que d'alpinisme pour trouver son bonheur ici ! Quelques kilometres plus loin Kings Canyon, tout aussi impressionant, des parois ocres plongeant dans des jardins d'eden. Retour a la civilisation a Alice Springs ; internet, le telephone portable, les supermarches...on avait rien vu de tel depuis des semaines ! enfin c'est pas non plus la megapole, 25 000 haitants !
Un peu coupes du monde, nous n'avons pas trop donne de nos nouvelles, vous allez comprendre en lisant... (suspense)
Pendant qu'on vous ecrivait le dernier message, on nous a force la serrure de notre bonne falcon. Elle a courageusement resiste puisque apparemment le cambrioleur n'a pas reussi a entrer dans la voiture. Resultat un trou dans le verrou mais rien de trop grave. Ceci nous a motive a reprendre notre route. Avant de partir on a passe une journee au champ de course pour l'Adelaide Cup sorte de Prix d'Amerique ici. On s'est tres vite senti en decallage avec les australiens tous sur leur 31, et nous au mileu en short et tongs... La journee etait sympa malgre tout, on n'a pas ose parie sur des chevaux car pour etre vraiment honnete on n'y comprenait pas grand chose, de la pure curiosite!
On a donc repris la route direction le nord en commencant a chercher du boulot. Alors qu'on entame la discussion avec un canadien qui travaille dans un camping ou arrive pour la nuit, celui ci nous dit qu'un hotel/restaurant un peu plus au nord (perdu au milieu de nulle part) cherche sans doute de la main d'oeuvre, et il les appelle pour nous. Il faut noter qu'on est deja dans un coin assez recule, alors on se demande bien a quoi ca peu ressembler. Cinq minutes plus tard, il revient, alors qu'on se baigne dans la piscine du camping, nous dit que c'est ok on est attendu sur place le lendemain.
C'est le moment de prendre un carte de la region pour voir ca plus en detail, notre objectif s'appelle "Arkaroola". Il s'agit de ce que les australiens appellent "station" dans l'outback, sorte d'hotel restaurant qui sert de base pour des activites touristiques ou agricoles dans les alentours. Pour y parvenir, il faut conduire la voiture sur les 130 km de route non goudronnee. Evidemment on prend la peine de faire quelques courses le plein d'essence, car la on se sent un peu plus dans le domaine de l'aventure.
En 2h30 nous y voila. "Are you Bruno and Delphine?". On nous conduit deja vers notre logement apres une rapide visite des lieux. "Vous commencez demain matin". C'est parti au boulot. On nous remet nos uniformes, on est pret pour demarrer. On travaillera entre la cuisine, la salle, le menage dans les chambres, la plonge...un peu tout quoi. On est comme des rois, bien loges, bien nourris, que des australiens autour de nous, quelques clients francais de temps en temps, nous voila bien introduits dans l'outback australien.
On bosse dur mais on nous le rend bien. A l'instant je suis en train de vous ecrire ce message sur le poste de la reception, alors que delphine est partie avec un groupe de clients voir les etoiles a l'observatoire. On a fait un super tour de 4x4 sur les montagnes, et on va bientot faire un survol en avion. Eviedemment tout cela est gratuit lorsqu'on fait parti du personnel!
On travaillera ici jusqu'au 20 avril environ. D'ici la vous n'aurez sans doute pas de photos car vous imaginez bien que la connexion n'est pas hight speed ici. On se rattrappera ensuite.
Bienvenue dans le South Australia le decalage horaire n'a pas ete trop penible a supporter (-30 minutes), on a connu pire ! Au fil des decouvertes on remonte tout doucement la cote, en chemin les dunes, la mer, la cote qui plonge dans l'ocean bleu turquoise...on fait toujours le rapprochement avec des paysages connus, pourquoi aller si loin ! Toujours pas grand monde autour de nous, de toute facon 80% de la population vit a Adelaide ! Petit a petit les paysages sont plus verts, les vignes, les petits villages et enfin des voitures...la ville nous y voila ! On va aller depenser nos dollars de toute facon il n'y a plus moyen de dormir gratos, tout en payant dans un rayon de 100 km. Pas trop de baignade ces dernieres semaines, le vent est plus froid dans le sud, et surtout il y a des requins !
Adelaide est une ville tres agreable, le matin footing sur la plage en cherchant les dauphins, plongeon dans la piscine du camping et petit dejeuner...L'apres-midi, visite et promenade...la retraite avant l'age! On s'est facilement adaptes au rythme tranquille de cette ville. Les festivals de musique et autres competitions sportives font affluer regulierement les foules a Adelaide "state of festival".
On n'est pas tres en forme pour le texte aujourd'hui, on vous laisse philosopher avec les photos...