Angkor Wat ? Effectivement c'est tres beau...Quoi vous dire de plus, quoi vous montrer de different ? A vrai dire pas grand chose. C'est indeniable, le site est magnifique, c'est grandiose, mais lorsqu'on le decouvre avec des centaines de visiteurs, forcement ca manque de charme ! Sans parler du cout de l'entree...gloups...toujours pas digere... 40 dollars US pour un pass trois jours. Quant on sait qu'une nuit d'hotel nous coute $4 et que manger revient a $2 par personne...forcement ca parait excessif ! Mais bon s'il s'agit d'enrichir une compagnie petroliere, allons-y ! Et oui, le site est gere par des business man et des ministeres corrompus, vive la culture !
Notre chance malgre tout est d'avoir trouve un moyen different de visiter ; le velo ! Une fois de plus on s'est trouve avec les locaux qui circulent de village en village avec leurs vieilles bicyclettes. Surpris de voir qu'au beau milieu des temples des gens vivent encore ici dans des villages traditionnels, on se felicite toujours d'essayer de vivre comme eux, ca favorise vraiment le contact. Cote a cote sur la route, on se salue, on se sourit pendant que les gros bus de japonais et autres coreens nous doublent a fond. Seule contrainte, se lever tot, petit dej a 4h30 du matin pour eviter la chaleur etouffante de la journee. Et en bonus quelques heures au calme avec le lever du soleil. Trois jours et 70 kilometres sur nos vieux velos sans vitesses, on a mal aux fesses !
Dans 2 jours on sera a Delhi, changement de decor ! Jean-Guy lui doit etre maintenant arrive sain et sauf de ses 12 heures de bus pour rejoindre Bangkok et continuer la suite de son periple vers la Malaysie.On se reverra en France debut novembre, bon vent !
Et vous, c'est la rentree qui approche non ? et oui, il va bien falloir se remettre au boulot ! Allez, courage, on pense a vous...si si, je vous assure !
P.S : on fera moins les malins debut novembre...snif
Nouveau depart de Phnom Penh, nouvelle strategie...Le bus pour les grandes distances et les petites motos pour rayonner dans les provinces. Sur le papier ca rend bien, en vrai c'est autre chose ! Le bus de 7h30 pour Kampot est un peu capricieux, c'est le mecano qui le demarre...10 minutes plus tard, a peine sortis du centre ville on attend au bord de la route un nouveau bus, celui-ci n'ira pas plus loin ! 148 km et 6h plus tard nous voici a destination. Ca n'affole personne, c'est habituel...Vous avez de la patience et de l'humour, n'hesitez pas planifiez vos prochaines vacances au Cambodge ! Vous ne serez pas decu, ca ne manque pas de charme, mais parisiens presses s'abstenir...
Les paysages sont magnifiques, les buffles, les rizieres, la jungle, les gens, l'ambiance...On mesure tous les jours la chance de voyager dans un pays encore epargne par les mauvais cotes du tourisme. Dans 3/5 ans, le Cambodge prendra le pas sur ces voisins Thailandais et Vietnamiens, les restos branches, les magasins de souvenirs et les resorts a touristes vont se multiplier. Aujourd'hui lorsqu'on demande notre route dans les petits patelins, on se rend compte que les gens ne savent ni lire ni ecrire et qu'ils n'ont pas croise beaucoup de peaux blanches jusqu'alors. Du coup la communication n'est pas facile, d'autant plus que la prononciation de la langue Khmere est dure a saisir, mais c'est tellement enrichissant de faire ces rencontres...Difficile aussi d'oublier qu'il y a quelques annees encore nos hotes etaient en plein genocide. Les gens qu'on rencontre on peut-etre connu la torture et les bombes ! Qui y a-t-il au fond de leurs yeux ? A quoi pensent-ils ? En tout cas ce voyage au Cambodge ne laisse pas indifferent.
Et sinon dans le registre pluie et boue j'en ai encore a vous raconter ! De toute facon c'est recurant, on se fait rinser au moins une fois par jour ! Les chaussures n'ont plus le temps de secher...les pieds fanes ca nous connait ! Pas calmes apres notre 1er trip moto, on insiste et on loue de nouveau des dirt bike pour visiter Bokor Hill Station, un ancien site francais. Situe a 1000 m d'altitude dans la jungle, il est maintenant abandonne on visite donc les vestiges de la belle epoque. Un endroit hors du commun ou la brume et la pluie font partie de l'ambiance, mais surtout ca se merite ! 3h de tape cul sur les motos a travers la jungle sur un chemin qui n'a pas ete entretenu depuis 1927 ! A faire absolument !
Notre petit menage a trois se passe bien, c'est plutot bonne ambiance, d'ailleurs on poursuit jusqu'au 25 aout avant de partir en Inde pour nous et en Thailande pour Jean-Guy...Et maintenant on va vers Angkor Wat, a suivre
Vous etes sous le soleil a vous faire dorer la pillule sur la plage ? et bien nous on se fait rinser sous la mousson du Cambodge ! Prevoir cape de pluie plutot que maillot de bain, et anti-moustique au lieu de creme solaire, vous etes prets ? voici nos dernieres aventures...
1er aout, arrivee a Phnom Penh et retrouvailles avec Jean-Guy, notre compagnon de route pour le Cambodge. Arrivant d'Indonesie, le choc de la pauvrete, de la pollution, du traffic anarchique est moins grand, on s'y est deja confrontes. Mais la on passe encore a un cran superieur...petit a petit on passe du folkore au trash...En quelques jours on prend nos reperes, on s'adapte, et on prend la route ! Les capitales, moins on y passe du temps, mieux on se porte ! Mais pour aller ou ? Angkor Wat, bien sur...on ne peux pas passer a cote. Le Cambodge = Angkor. on ira c'est sur, mais pas tout de suite. On veut du vrai, du rustique, de la jungle, des gens, l'aventure quoi !
Ravis de notre experience moto en Indonesie, on va convaincre Jean-Guy et on loue 2 motos cross pour partir 2 semaines vers le nord-est. Mais bon ici, les motos n'ont rien a voir, elles sont vieilles, mal entretenues...ca ne respire pas la fiabilite...allez, on tente quant meme, qui vivra verra ! C'est pas une mince affaire pour Jean-Guy il n'a jamais conduit de moto de sa vie, alors commencer par une 250cc trail au milieu de Phnom Penh ca rend nerveux ! On a reussit a quitter le tissu urbain de Phnom Penh sans encombres, et 1ere nuit au bord du Mekong, reposons nos petites fesses bien rouges et deja une crevaison !
Jour 2, ca se complique, la moto de JG toussote et finalement ne veut plus rouler... on tente de se faire depanner dans un petit boui boui, en 5 minutes la moto est toute nue, il nettoie le carbu...Le tout maintenant c'est qu'il sache la remonter ! Soyons confiant...Pendant ce temps on mange dans le petit resto voisin, essayant de communiquer avec gestes et regards, genial! On reprend la route, pas bien longtemps a vrai dire...et rebellote...on le tracte avec une corde et on retourne dans un garage...pas besoin d'etre expert, il est en panne d'essence ! Forcement, pas de compteur, pas de jauge...on s'est fait avoir ! Au garage, les gars sont un peu bizzares, ils nous ou vus venir, et il y a de quoi ! Ils se sont dit ceux-la je vais les entuber...ca sent le roussi, ils sont bourres en plus, on se sent pas super en securite, le tout c'est de se tailler au plus vite, on laisse quelques dollars et vroummmmm. Un peu echaudes, on prend une nuit de repos...Apres toutes ces horreurs du genocides, il est clair que les Cambodgiens ne se font pas la meme idee de la violence que nous...Restons sur nos gardes.
Jour 3, la route n'est plus goudronnee, nous voici sur une piste boueuse, sous la pluie, ca devient du veritable tout terrain, la vitesse de progression est beacoup plus lente. Premiere panne du jour: le cable d'embrayage. C'est pas grand chose, mais il nous faut a nouveau faire demi tour et quelques kilometres sans embrayage. En discutant avec les locaux il s'avere que la route qui mene a Mondulkiri est quasi impratiquable, on l'imagine facilement. On se concerte, on n'a plus trop confiance en nos becannes, et on est desormais bien loin de tout. Trempes jusqu'aux os et de la boue jusqu'aux oreilles, c'est decide, on rebrousse chemin. Sur le retour le pneu avant creve. Au milieu de nulle part, seule solution, arreter la premiere moto qui passe, c'est un local qui nous dit de le suivre. L'acces jusqu'a chez lui, une fois sortis de la piste principale, est un pur delire. Delphine et Jean Guy attendent sur la piste principale. Je reussi a franchir les marrecages et me retrouve dans ce village de trois paillotes avec un quinzaine de paires d'yeux curieux autour de moi. On demonte le pneu, la chambre a air et completement explosee. Seule solution, ils ramassent tous les vieux chiffons qu'ils peuvent trouver et remplissent le pneu. Je les remercie comme je peux et rejoins Delphine et Jean Guy apres avoir franchi les marrecages dans l'autre sens. Reste a rejoindre la premiere ville, un peu sport avec ce pneu avant a plat et un frein avant qui ne freine plus. Bref on est de nuit mais on fini par arriver a Snuol. Un local nous conduit rapidement vers un hotel et un dine en sa compagnie. Couvert de boue de la tete au pied, on s'est paye une sacree aventure sur pistes innondees du Cambodge ! On a l'a plutot bien vecu, on a garde la banane tous les trois, malgre les galeres on s'est bien marres ! Des souvenirs pour toute la vie !
Le lendemain matin il faut commencer par les reparations, ca devient presque une routine ;-) Tout est en ordre, on reprend la route en direction de Phnom Penh. On ramene les motos d'ou elles viennent et on continuera en bus ! Lessive et bon repas avant de repartir vers le sud.